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La conduite autonome Tesla désormais uniquement disponible par abonnement

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La conduite autonome Tesla désormais uniquement disponible par abonnement

Le patron de Tesla vient de prendre une décision radicale concernant son système de conduite autonome. Dès le mois prochain, l’option Full Self-Driving (FSD) ne sera plus disponible qu’en formule d’abonnement mensuel. Cette stratégie, qui garantit des revenus réguliers au constructeur américain dans une conjoncture économique tendue, suscite l’inquiétude chez les clients. Particulièrement ceux qui, en Europe, ont déjà investi dans cette technologie sans pouvoir encore en bénéficier pour des raisons légales. Ces acheteurs craignent maintenant d’avoir dépensé en vain pour une fonctionnalité constamment repoussée.

La fin de la propriété logicielle

C’est via son réseau social X que le dirigeant du constructeur californien a fait cette annonce surprise, sans communiqué officiel à l’appui. À partir du 14 février prochain, les clients ne pourront plus acquérir définitivement la fonction de conduite autonome connue sous l’appellation FSD. Jusqu’à présent, deux options s’offraient aux acheteurs : soit débourser 8000 dollars à l’achat pour disposer du logiciel à perpétuité, soit opter pour une formule mensuelle à 99 dollars activable selon les besoins. Désormais, seule la seconde option restera disponible.

Cette décision intervient dans un contexte commercial difficile où les marges bénéficiaires sur les véhicules électriques s’amenuisent, tandis que les constructeurs chinois intensifient leur offensive. La solution? Privilégier les revenus récurrents plutôt que les paiements uniques.

Pour l’utilisateur, cette transition présente plusieurs inconvénients. L’achat définitif permettait d’intégrer le coût au financement du véhicule, d’en conserver potentiellement la valeur à la revente et d’éviter les mauvaises surprises. Avec l’abonnement obligatoire, le coût total pourrait s’avérer nettement plus élevé pour ceux qui conservent leur Tesla plusieurs années. Sans compter que rien ne garantit la stabilité du tarif mensuel actuel, qui pourrait suivre la trajectoire inflationniste d’autres services par abonnement. Rappelons également que malgré son appellation ambitieuse, le FSD reste techniquement une assistance à la conduite de niveau 2, exigeant une surveillance permanente du conducteur.

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Tesla FSD : qu’en est-il de l’Europe ?

Si cette nouvelle agite la communauté Tesla américaine, elle résonne de façon particulièrement douloureuse en Europe. Sur notre continent, le système FSD complet reste une promesse non tenue depuis des années. Les annonces de déploiement se sont multipliées – premier trimestre 2025, printemps suivant, puis février 2026 selon certaines rumeurs démenties depuis – sans concrétisation. Le principal obstacle demeure la réglementation européenne (UNECE), considérablement plus exigeante que son équivalent américain en matière de sécurité routière. Des programmes de tests sont actuellement menés sous contrôle dans plusieurs pays, notamment l’Allemagne, la France et l’Italie, mais nous sommes encore loin d’une disponibilité grand public.

La situation devient particulièrement délicate pour les nombreux clients européens ayant opté pour cette option coûteuse lors de l’achat de leur Model 3 ou Model Y ces dernières années. Ces pionniers ont investi dans une technologie qu’ils n’ont jamais pu utiliser. La question se pose désormais : si le FSD finit par être homologué en Europe, ces clients devront-ils souscrire à l’abonnement malgré leur achat initial « à vie » ? Cette hypothèse paraît peu probable, mais Tesla n’a pour l’instant fourni aucune précision concernant le sort des contrats existants. Les premiers adoptants de cette technologie se retrouvent ainsi dans l’incertitude, avec la crainte de devoir finalement louer un service qu’ils pensaient avoir acquis définitivement.

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