Énergie & Recharge
Le Soleil : nouvelle cible d’Elon Musk avec une intensité majorée de 30 à 40%

En tant que spécialiste des sujets énergétiques, je m’intéresse aujourd’hui aux ambitions d’Elon Musk dans le domaine de l’énergie solaire, un secteur qui pourrait transformer radicalement notre avenir énergétique et technologique.
Lors du Forum économique mondial de Davos et dans ses communications aux investisseurs de SpaceX et xAI, Elon Musk a clairement indiqué que la production électrique constituera sa prochaine grande aventure entrepreneuriale. Cette orientation répond à un constat simple : sans exploitation optimale de l’énergie solaire, la consommation électrique exponentielle des technologies d’intelligence artificielle ne pourra être satisfaite. L’espace, où les rayonnements solaires sont considérablement plus intenses qu’à la surface terrestre, représente pour lui la solution idéale.
Le visionnaire technologique se rapproche du statut de premier « trillionnaire » de l’histoire, avec une fortune personnelle qui devrait dépasser les 1000 milliards de dollars. Sa stratégie repose sur une fusion colossale entre SpaceX et xAI, opération qui pourrait créer une entité valorisée à plus de 1500 milliards de dollars, constituant ainsi la plus importante introduction en Bourse jamais réalisée. Parallèlement, Tesla réoriente sa stratégie vers la robotique, s’éloignant progressivement d’un marché automobile jugé trop concurrentiel.
Musk, qui espère atteindre ce cap financier historique pour son 55ème anniversaire en juin, a effectué une brève mais significative apparition au Forum économique mondial. Sans faire d’annonce retentissante ni aborder les questions politiques, il a néanmoins dévoilé l’élément central de sa vision stratégique : l’exploitation du Soleil. Selon ses projections, l’intelligence artificielle dépassera l’intelligence humaine collective d’ici 2030, mais cette évolution se heurtera rapidement à une barrière majeure : la disponibilité énergétique nécessaire pour alimenter les puces électroniques.
Le Soleil au cœur de la stratégie de Musk
La problématique est fondamentalement énergétique. L’entrepreneur a souligné le contraste saisissant entre la croissance fulgurante des besoins en puissance de calcul pour l’IA et l’évolution beaucoup plus lente des capacités de production électrique. Selon lui, nous approchons rapidement d’un point critique que ni l’Europe ni les États-Unis n’ont suffisamment anticipé, contrairement à la Chine qui aurait déjà compris l’importance capitale de l’énergie solaire. Pour Musk, cette source d’énergie, illimitée et gratuite, représente l’unique solution viable pour répondre à l’augmentation constante de la demande énergétique. Lors de son échange avec Larry Fink, PDG de BlackRock, il affirmait qu’une installation de panneaux solaires couvrant une superficie de 160 km sur 160 km suffirait à satisfaire l’ensemble des besoins énergétiques américains.
Le déploiement d’une telle infrastructure solaire nécessiterait une présence dans l’espace, domaine d’expertise de SpaceX. Au-delà de l’atmosphère terrestre, l’intensité du rayonnement solaire est supérieure de 30 à 40%, et l’exposition aux rayons peut être permanente, sans les contraintes liées aux conditions météorologiques ou à l’alternance jour-nuit. Cette position orbitale présenterait également un avantage stratégique pour l’installation de centres de données dédiés à l’IA, bénéficiant d’un espace illimité et de conditions de refroidissement optimales.
À Davos, quelques semaines avant l’annonce officielle du rapprochement entre SpaceX et xAI, Musk a révélé un objectif ambitieux partagé par Tesla et SpaceX : atteindre 100 gigawatts de capacité de production électrique d’ici trois ans, via des investissements distincts. Dans cette répartition des rôles, Tesla se concentrerait vraisemblablement sur les aspects terrestres et le stockage énergétique, tandis que SpaceX développerait les applications spatiales, incluant l’expansion du réseau Starlink qui ambitionne de connecter directement les smartphones aux satellites, sans relais terrestres.
La fusion SpaceX-xAI : garantir une intelligence artificielle accessible
Le rapprochement stratégique entre xAI et SpaceX permettrait également à Musk de sécuriser les ressources financières colossales nécessaires au développement de l’intelligence artificielle. L’exemple d’OpenAI, fortement dépendant des investissements extérieurs comme ceux de Nvidia, illustre parfaitement les besoins capitalistiques considérables du secteur. En s’adossant à SpaceX, qui attire déjà massivement les capitaux grâce à ses activités spatiales, l’IA développée par Musk pourrait être financée durablement sans recourir à une tarification prohibitive qui limiterait son accessibilité. À Davos, le milliardaire a évoqué la possibilité d’atteindre un niveau d’abondance énergétique et technologique sans précédent.
En évoquant sa vision entrepreneuriale sur la scène du WEF, Musk a déclaré : « Ces défis technologiques sont d’une extraordinaire complexité. Mais la finalité globale de mes entreprises consiste à maximiser les probabilités d’un avenir prometteur pour notre civilisation. » Il a ajouté que « dans un monde où l’intelligence artificielle serait omniprésente et pratiquement gratuite, et où la robotique serait généralisée, l’économie mondiale connaîtrait une expansion inédite. »
Entre-temps, la plateforme X, acquise en octobre 2022 pour 44 milliards de dollars lors du rachat de Twitter, a vu sa valorisation atteindre 50 milliards de dollars en décembre 2024 grâce à son intégration dans l’écosystème xAI. Selon les informations rapportées par The Information, la structure résultant de la fusion avec SpaceX serait aujourd’hui évaluée à 230 milliards de dollars. Le développement technologique de xAI s’est également accéléré de manière spectaculaire, passant de 100 000 à plus de 500 000 GPU entre juin 2024 et mars 2025, préparant ainsi le terrain pour « Colossus 2 », son second supercalculateur qui pourrait être le dernier construit sur Terre.












