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Où en sommes-nous avec les bornes de recharge en 2026 ?

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Où en sommes-nous avec les bornes de recharge en 2026 ?

La transition vers la mobilité électrique progresse à grands pas, et l’infrastructure de recharge demeure un élément crucial pour soutenir cette évolution. Alors que le parc automobile électrique s’agrandit, l’accessibilité aux bornes de recharge reste déterminante pour convaincre les conducteurs d’adopter cette technologie. Qu’il s’agisse des déplacements quotidiens en zone urbaine ou des trajets longue distance sur autoroute, notamment pendant les périodes d’affluence estivale, l’enjeu est de taille. Face à ce constat, examinons la situation actuelle du réseau de recharge en France au début de 2026.

Expansion rapide du réseau… mais des objectifs encore à atteindre

L’infrastructure de recharge française a connu une expansion remarquable ces derniers mois, malgré certaines lacunes persistantes. Les données les plus récentes, publiées fin janvier 2026 par l’Avere-France en collaboration avec Gireve, révèlent que l’Hexagone dispose désormais de 185 501 points de recharge accessibles au public, répartis dans approximativement 53 837 stations. Cette évolution représente une hausse d’environ 20% comparée à l’année précédente, témoignant d’une dynamique positive qui améliore progressivement la couverture territoriale pour les utilisateurs de véhicules électrifiés.

Cette croissance s’inscrit dans une tendance constante. Au printemps 2025, la France franchissait déjà le cap des 163 000 points publics, pour atteindre 177 000 points vers août dernier. Si cette cadence d’installation se maintient, les projections laissent entrevoir la possibilité d’atteindre le seuil symbolique des 200 000 bornes publiques dès la fin du premier trimestre 2026, marquant une étape significative dans le déploiement national.

La distribution géographique révèle toutefois des disparités importantes. La région parisienne domine nettement le classement avec plus de 32 000 points de recharge disponibles, suivie par l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine. À l’opposé, des territoires comme les Pays de la Loire ou la Bourgogne-Franche-Comté accusent un retard notable, illustrant un déséquilibre persistant dans le maillage territorial.

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Concernant la fiabilité du réseau, un paramètre encourageant émerge : la disponibilité des équipements. En moyenne, 95% des points de recharge sont immédiatement opérationnels pour les utilisateurs, bien qu’une fraction comprise entre 5 et 10% des installations reste inaccessible pendant plus d’une semaine d’affilée au cours d’une année.

Prédominance des infrastructures à courant alternatif dans le réseau public

Si l’augmentation quantitative des points de recharge est manifeste, la répartition qualitative et la puissance disponible demeurent problématiques. Une proportion prépondérante des installations (près de 50%) correspond à des bornes en courant alternatif d’une puissance comprise entre 7,4 et 22 kW, principalement adaptées à une utilisation régulière pour des charges lentes. Ces équipements se concentrent prioritairement dans les zones à fort trafic piétonnier ou à proximité des espaces commerciaux.

Pour les itinéraires de longue distance, les solutions de recharge en courant continu à haute capacité (supérieure à 150 kW) s’avèrent indispensables, permettant de récupérer rapidement de l’autonomie. Leur déploiement connaît une accélération notable – leur nombre ayant pratiquement doublé en deux ans selon les données de février 2025 – mais elles restent minoritaires par rapport aux installations en courant alternatif.

Au-delà des considérations techniques, l’hétérogénéité des réseaux de recharge constitue également une préoccupation récurrente. Les conducteurs se trouvent fréquemment contraints d’utiliser plusieurs applications ou badges d’identification selon les opérateurs, complexifiant l’expérience utilisateur, particulièrement lors des déplacements interrégionaux ou des périodes de vacances. Bien que la majorité des bornes rapides accepte désormais le paiement direct par carte bancaire, cette commodité s’accompagne souvent d’une tarification majorée pour ce mode de règlement, introduisant une nouvelle forme de fragmentation dans l’écosystème de la recharge.