Énergie & Recharge
Chauffage : faut-il couper ou baisser la température lors d’une absence ?

La question du chauffage domestique : faut-il l’éteindre ou simplement le baisser lors de vos absences ? Cette interrogation, souvent posée par les ménages soucieux d’économiser l’énergie, mérite un éclairage précis pour adopter les bonnes pratiques.
D’après les recommandations de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) rapportées récemment dans la presse régionale, deux écoles s’affrontent : ceux qui préfèrent couper complètement leur chauffage pendant leurs absences et ceux qui optent pour une simple réduction de la température. Alors, quelle approche privilégier pour protéger à la fois votre budget et contribuer à la stabilité du réseau électrique pendant la période hivernale ?
La réponse n’est pas uniforme et dépend de plusieurs variables comme la qualité de l’isolation thermique de votre habitation et la durée pendant laquelle vous vous absentez. Néanmoins, un consensus se dégage : privilégier une baisse du chauffage plutôt qu’une extinction totale s’avère généralement plus judicieux, particulièrement lors des absences quotidiennes liées à l’activité professionnelle. L’argument principal ? Un logement totalement refroidi nécessitera, à votre retour en soirée, une puissance considérable pour retrouver une température confortable, sollicitant fortement le réseau électrique aux heures déjà critiques.
Une régulation intelligente pour des économies substantielles
Le risque d’une remise en chauffe intensive après une extinction complète réside dans le phénomène de "surcompensation" : votre système pourrait dépasser la température souhaitée, entraînant une consommation excessive d’énergie. Pour éviter de contribuer inutilement au pic de consommation électrique entre 18h et 20h, période particulièrement sensible pour le réseau national, l’ADEME préconise une approche graduée : réduire la température de chauffage d’environ 3°C pendant votre absence par rapport à votre température de confort. Concrètement, si vous appréciez une ambiance à 19°C, programmez votre thermostat à 16°C durant la journée, puis rétablissez la température idéale à votre retour, avant de la diminuer à nouveau pour la nuit. Cette stratégie doit toutefois être adaptée en fonction des spécificités de votre habitation et des conditions météorologiques extérieures.
Dans un contexte de douceur climatique relative, particulièrement si votre logement bénéficie d’une isolation performante qui préserve efficacement la chaleur, l’arrêt complet du chauffage pendant la journée peut effectivement constituer une option pertinente. Vous pourriez alors le réactiver uniquement en soirée, quand les températures extérieures chutent naturellement. En revanche, face à des températures hivernales rigoureuses, surtout dans un habitat mal isolé où la déperdition thermique s’avère importante, maintenir un chauffage modéré en continu représente la solution la plus économique et écologique. L’alternative consistant à rétablir brutalement plusieurs degrés de température en période de pointe risque non seulement de surcharger le réseau électrique mais également d’augmenter significativement votre facture énergétique.
Pour les absences prolongées de plusieurs jours, une stratégie différente s’impose. Plutôt qu’une extinction totale, optez pour le mode "hors gel" (généralement symbolisé par un flocon ou correspondant à environ 8°C). Ce réglage minimal présente un triple avantage : il protège votre installation contre les risques de gel en cas de chute drastique des températures extérieures, il limite l’accumulation d’humidité dans votre intérieur, et il facilite la remontée en température lors de votre retour en réduisant l’amplitude thermique à compenser. Évidemment, si malgré vos efforts de régulation, vous éprouvez des difficultés persistantes à maintenir une température confortable, c’est probablement le signal qu’une amélioration de l’isolation de votre logement s’impose – un investissement qui pourrait vous faire économiser des sommes considérables sur le long terme.












