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Chine réoriente stratégie européenne suite au favoritisme de Bruxelles envers Cupra

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Chine a déjà gagné la guerre de la voiture électrique, selon l'ex-PDG de Renault

L’exemption douanière accordée à Volkswagen par l’Union européenne a provoqué un changement radical dans l’approche chinoise concernant les taxes sur les véhicules électriques. Pékin, qui privilégiait jusqu’alors une stratégie centralisée face à Bruxelles, vient d’opérer un revirement significatif en autorisant ses constructeurs automobiles à négocier individuellement avec les autorités européennes.

La Chine adopte une nouvelle approche pour les négociations avec l’Europe

Depuis l’été 2024, l’Union européenne applique des droits de douane pouvant atteindre 37,7% sur les voitures électriques fabriquées en Chine. Jusqu’à présent, Pékin insistait sur une démarche unifiée et s’opposait aux discussions bilatérales avec Bruxelles. La donne a changé avec la récente décision européenne d’exempter le Cupra Tavascan, produit en Chine par le groupe Volkswagen, de ces surtaxes douanières. Cette exemption repose sur un mécanisme spécifique, combinant l’établissement d’un prix plancher et la limitation des volumes d’importation.

Cette décision constitue une première depuis l’instauration des droits de douane et ouvre potentiellement la voie à d’autres accords similaires, bien que chaque cas devra être évalué séparément par les instances européennes.

Face à cette situation, le 12 février dernier, le ministère chinois du Commerce a officiellement modifié sa position. Désormais, les fabricants chinois de véhicules électriques sont autorisés à entamer des pourparlers directs avec l’Union européenne, comme le confirme le média spécialisé Automotive News.

Après l’exception Tavascan, d’autres modèles pourraient-ils bénéficier d’exemptions ?

Ce changement de cap pourrait être interprété comme une reconnaissance d’échec de la part de Pékin. Les tentatives de négociations antérieures, menées directement par le gouvernement chinois, n’avaient jamais abouti à des résultats concrets. "Nous souhaitons voir davantage d’entreprises chinoises conclure des accords sur les engagements tarifaires avec la partie européenne", a déclaré He Yadong, porte-parole du ministère chinois du Commerce.

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Les experts du secteur ont accueilli favorablement l’accord entre Volkswagen et Bruxelles, tout en soulignant que cet arrangement aura probablement peu d’impact pour les consommateurs finaux. Par ailleurs, les spécialistes estiment que les futures négociations impliquant d’autres constructeurs nécessiteront davantage de temps, notamment parce que la Commission européenne semble privilégier une approche "modèle par modèle".

Pour obtenir cette exemption, Cupra a dû accepter des conditions strictes concernant un prix minimum de vente et des quotas d’importation. Ces mêmes contraintes devraient logiquement s’appliquer aux constructeurs chinois qui souhaiteraient négocier directement avec les autorités européennes pour éviter les droits de douane majorés.