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Énergie & Recharge

La France rejoint le plus grand projet éolien offshore pour 143M de foyers propres

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La France rejoint le plus grand projet éolien offshore pour 143M de foyers propres

Un projet éolien ambitieux en mer du Nord passé sous les radars médiatiques.

La Déclaration de Hambourg, signée le 26 janvier dernier par neuf nations bordant la mer du Nord (France, Belgique, Danemark, Allemagne, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège et Royaume-Uni), est restée relativement méconnue malgré son envergure considérable. Cette alliance internationale vise un objectif particulièrement audacieux : développer le complexe éolien offshore le plus important de la planète.

L’ambition collective de ces pays est d’atteindre une capacité de production de 300 gigawatts (GW) d’énergie éolienne marine d’ici 2050 dans les eaux européennes. La mer du Nord représente un emplacement stratégique idéal pour ce type d’installations, bénéficiant de faibles profondeurs et de conditions venteuses constantes, comme le souligne le média « Toute l’Europe ».

Pour concrétiser ce projet d’envergure, les signataires ont élaboré un accord d’investissement visant à garantir le déploiement de nouvelles infrastructures entre 2031 et 2040. Concrètement, l’objectif fixé prévoit l’installation de 15 GW supplémentaires chaque année durant cette période.

Une stratégie européenne face aux puissances énergétiques mondiales

L’enveloppe financière prévue pour cette initiative s’élève à 9,5 milliards d’euros de fonds publics, complétée par un investissement colossal de 1000 milliards d’euros provenant du secteur privé européen. Selon les estimations rapportées par le Guardian, ce programme pourrait générer approximativement 90 000 emplois tout en diminuant de 30% les coûts de production électrique dans les 15 prochaines années. L’aspect le plus impressionnant concerne la capacité de ces installations à alimenter 143 millions de foyers qui seront connectés aux réseaux des pays participants via un réseau sous-marin de câbles haute tension.

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La réalisation effective de ce plan ambitieux devra être suivie attentivement dans les années à venir. À plus court terme, cette initiative représente également un acte d’indépendance énergétique face aux États-Unis dirigés par Donald Trump. De nombreux experts critiquent actuellement la dépendance de l’Europe envers le gaz naturel liquéfié américain.

Les pays européens ont déjà entamé leur transition énergétique, particulièrement depuis l’invasion russe en Ukraine en 2022. Autrefois fortement dépendants du gaz russe, ils ont accéléré le développement des énergies éolienne et solaire, qui ont surpassé pour la première fois l’an dernier la production d’énergies fossiles (gaz, charbon et pétrole) sur le continent.

Dan Jørgensen, commissaire européen à l’Énergie, a clairement exprimé la dimension géopolitique du projet : « Nous envoyons un message sans équivoque à la Russie : nous ne vous permettrons plus d’utiliser l’énergie comme arme contre nous ». Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a quant à lui adopté une position plus nuancée : « La menace orientale reste présente. S’y ajoute désormais un défi occidental, avec un partenaire américain potentiellement imprévisible ».

Quel est votre avis sur cette Déclaration de Hambourg ? N’hésitez pas à partager vos réflexions dans l’espace commentaires ci-dessous.