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Acheter un Range Rover d’occasion : les moteurs à éviter absolument

Vous rêvez d’un Range Rover d’occasion ? Ce SUV britannique fait fantasmer avec son look imposant et son luxe raffiné. Mais attention : certains moteurs peuvent transformer ce rêve en véritable cauchemar financier. Imaginez-vous en train de signer pour votre Range Rover d’occasion, puis quelques mois plus tard recevoir une facture de 15 000 € pour un remplacement moteur. Ça fait mal, n’est-ce pas ?
Dans cet article, on va décortiquer ensemble les moteurs à fuir absolument et ceux qui méritent votre confiance. Promis, on reste cash et pratique !
Les moteurs diesel à éviter comme la peste sur un Range Rover d’occasion
Le V6 2.7 TDV6 : la bombe à retardement
Vous voyez ce Range Rover Sport première génération affiché à prix cassé ? Méfiez-vous si c’est un 2.7 TDV6. Ce moteur est réputé pour une faiblesse catastrophique : son vilebrequin et ses coussinets de bielles peuvent lâcher sans prévenir, provoquant une casse moteur totale.
Le pire ? Certains moteurs ne dépassent pas les 30 000 km avant la casse. C’est comme acheter une maison avec des fondations en carton. On ajoute à ça des turbos fragiles et un système EGR capricieux, et vous avez la recette du désastre.
Budget casse moteur à prévoir : 10 000 à 15 000 €
Le V6 3.0 TDV6/SDV6 : le cauchemar continue
Le 3.0 n’est malheureusement pas mieux loti que son petit frère. Le 3.0 SDV6 souffre d’une faiblesse des coussinets de bielles, avec des casses fréquentes avant 200 000 km. Quant au 3.0 TDV6, sa suralimentation fragile peut également mener à une destruction complète du moteur si vous continuez à rouler après une panne.
Un propriétaire témoigne : certains conducteurs en sont à leur quatrième moteur en moins de 100 000 km. Quatre moteurs ! Vous imaginez la galère ?
Les réparations qui plombent le budget :
- Turbos bi-turbo : 1 800 à 3 000 €
- Injecteurs piézo-électriques : 2 000 à 2 500 €
- Vanne EGR : 500 à 800 € tous les 60 000 km
- Volant moteur bi-masse : 1 200 à 2 000 €
Le V8 4.4 TDV8 : champion des pannes
Ce 313 chevaux cumule un vice fatal avec un vilebrequin sous-dimensionné qui casse sans prévenir. Les statistiques font froid dans le dos : 30 à 40 % des exemplaires connaîtront cette panne catastrophique. Quand le vilebrequin se brise, c’est l’apocalypse mécanique : pistons, bielles, culasses… tout part en miettes en quelques secondes.
La facture ? Entre 10 000 et 15 000 €. Pour un véhicule acheté 25 000 €, vous venez de perdre la moitié de votre investissement.
Le 2.0 Ingenium diesel (2015-2017) : les problèmes de jeunesse
Les premiers Ingenium diesel équipant l’Evoque, le Discovery Sport et le Velar ont connu de sérieux ratés. Surconsommation d’huile, problèmes d’EGR et casses prématurées ont été signalées. Des témoignages rapportent des casses moteur avant 30 000 km, avec des remplacements nécessaires parfois répétés.

En usage urbain, le FAP s’encrasse régulièrement, nécessitant un remplacement coûteux (plus de 2 800 €).
Les moteurs essence à surveiller de près
Les V8 essence (4.2, 4.4, 5.0) : gourmands et capricieux
Ces gros V8 offrent des sensations extraordinaires. Mais ils cachent trois défauts majeurs qui peuvent vous coûter cher :
Problème n°1 : la chaîne de distribution Les V8 essence souffrent de problèmes de chaîne : étirement, détérioration des guides, voire rupture. Une chaîne usée dégrade la synchronisation et peut provoquer une casse interne. Réparation longue et onéreuse garantie.
Problème n°2 : consommation d’huile excessive Une fuite ou consommation anormale peut laisser le moteur insuffisamment lubrifié, accélérant l’usure des coussinets. Surveillez le niveau comme le lait sur le feu !
Problème n°3 : la soif insatiable Ces moteurs boivent plus qu’un chameau assoiffé. Comptez 12 à 15 litres aux 100 km en usage mixte. Votre budget carburant va exploser.
Le 2.0 Ingenium essence : à contrôler minutieusement
Les premières années ont connu des soucis de qualité : surconsommation d’huile, capteurs et périphériques fragiles. Moins dramatique que les diesels problématiques, mais soyez vigilant sur l’historique d’entretien et la consommation d’huile.
Les moteurs fiables : oui, ça existe !
Bonne nouvelle : tous les moteurs Range Rover ne sont pas à jeter ! Voici les blocs qui ont fait leurs preuves.
Le 2.2 TD4 (Evoque première génération)
Ce bloc Ford Duratorq est nettement plus robuste que les premiers Ingenium. Les soucis rencontrés sont classiques (turbo, FAP) et liés à l’usage, pas à un vice de conception. C’est comme la différence entre une grippe et un cancer : l’un se soigne facilement, l’autre est catastrophique.
Le V8 diesel TDV8 3.6 sur les gros Range
Contrairement à son cousin 4.4, le 3.6 TDV8 jouit d’une réputation plus favorable. Attention toutefois : il exige un entretien rigoureux et vous devrez aussi surveiller la boîte automatique et la suspension pneumatique.
Les V8 essence AJ 4.2 / 5.0 (ancienne génération)
Très gourmands, certes, mais considérés comme parmi les blocs les plus solides de l’univers Land Rover. À condition d’être bien entretenus et sans préparation extrême, ils peuvent durer longtemps.
Le 3.0 TDV6/SDV6 nouvelle génération (post-2012)
Cette évolution du 2.7 TDV6 présente des problèmes nettement moins fréquents. Privilégiez les versions post-2016, encore améliorées. Consommation raisonnable de 8 à 10 litres aux 100 km.
Le P400e hybride rechargeable (2018+)
Avec 404 chevaux cumulés, cette version hybride affiche une bonne réputation de fiabilité malgré un recul limité. Autonomie électrique de 40 à 50 km en conditions réelles. Attention toutefois au coût de remplacement de la batterie : 8 000 à 12 000 €.

Conseils pratiques avant d’acheter votre Range Rover d’occasion
Les points à vérifier absolument
Historique d’entretien impeccable Exigez toutes les factures, surtout les vidanges rapprochées. Les intervalles constructeur très longs aggravent la fragilité de la chaîne et de la lubrification sur les Ingenium diesel.
Contrôle approfondi du moteur
- Consommation d’huile (rédhibitoire si excessive)
- Bruits de bas-moteur (cognements suspects)
- Pression d’huile à chaud sur TDV6/SDV6
- Fumées à l’échappement
Test routier complet Écoutez attentivement le moteur à froid et à chaud. Vérifiez l’accélération, les montées en régime. Le moindre bruit anormal doit vous alerter.
Ce qu’il faut éviter
- Véhicules sans historique complet
- Intervalles de vidange « constructeur » (2 ans/30 000 km) sur Ingenium diesel
- Range Rover lourdement reprogrammés
- Véhicules utilisés pour tractions lourdes sans entretien renforcé
Budget à prévoir
Même avec un « bon » moteur, prévoyez une réserve pour :
- Moteur/boîte : 5 000 à 15 000 € selon panne
- Suspension pneumatique : 2 000 à 4 000 €
- Électronique complexe : variable
Un Range Rover d’occasion reste cher à réparer. C’est comme adopter un animal exotique : magnifique, mais ça demande un budget conséquent !
FAQ : vos questions sur les moteurs Range Rover d’occasion
Quel est le moteur Range Rover le plus fiable ? Les anciens V8 essence AJ 4.2/5.0 et le diesel 2.2 TD4 (base Ford) sont parmi les plus fiables. Pour du plus récent, privilégiez le 3.0 TDV6/SDV6 post-2016 ou le P400e hybride.
Quels sont les moteurs Range Rover à éviter absolument ? Fuyez le 2.7 TDV6, le 3.0 TDV6/SDV6 première génération, le 4.4 TDV8, et les premiers 2.0 Ingenium diesel (2015-2017). Ces moteurs cumulent des vices de conception pouvant mener à des casses catastrophiques.
Combien coûte un remplacement de moteur Range Rover ? Entre 10 000 et 15 000 € pour une casse complète, pièces et main-d’œuvre comprises. C’est souvent proche de la moitié du prix d’achat du véhicule d’occasion.
Les Range Rover récents sont-ils plus fiables ? Oui, globalement. Les modèles post-2016 bénéficient d’améliorations significatives. Mais la fiabilité Land Rover reste en-dessous des standards allemands ou japonais. Une garantie étendue reste fortement recommandée.
Vaut-il mieux acheter un Range Rover essence ou diesel ? Pour un usage mixte avec du kilométrage, privilégiez les diesels fiables (2.2 TD4, 3.0 TDV6 post-2016). Pour un usage urbain ou sportif avec petit kilométrage, un essence récent ou un hybride P400e sera plus approprié.
Comment reconnaître un Range Rover bien entretenu ? Carnet d’entretien complet avec factures, vidanges rapprochées (tous les ans ou 15 000 km), interventions en concession ou spécialiste, contrôles techniques sans remarques majeures, et témoignages détaillés du précédent propriétaire.
Conclusion : achetez malin, roulez serein !
Acheter un Range Rover d’occasion n’est pas une décision à prendre à la légère. Certains moteurs peuvent vous ruiner, d’autres vous offriront des années de plaisir. La clé ? Être informé, vigilant, et patient.
Privilégiez les moteurs fiables identifiés dans cet article, exigez un historique impeccable, et surtout, n’hésitez pas à faire examiner le véhicule par un spécialiste avant l’achat. Un diagnostic pré-achat de 200 € peut vous éviter 15 000 € de catastrophe !
Le Range Rover reste un véhicule magnifique, confortable et prestigieux. Avec les bonnes précautions, vous pouvez profiter de ce bijou britannique sans vider votre compte en banque. Alors, prêt à franchir le pas avec les yeux grands ouverts ?















