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La Chine s’essouffle: l’Europe, nouvelle locomotive du marché électrique

Le phénomène est notable : après avoir été le fer de lance mondial des véhicules électriques, le géant asiatique perd de sa superbe. Le marché chinois connaît une décélération significative, tandis que les États-Unis voient également leurs ventes de voitures zéro émission s’essouffler. Dans ce contexte, l’Europe s’impose désormais comme le principal moteur du développement automobile électrique à l’échelle internationale.
**Un recul sensible sur le marché mondial des véhicules électriques**
Bien que les immatriculations de voitures électriques aient progressé en France durant l’année écoulée, le panorama global présente une réalité différente. Les données de janvier 2026 révèlent une contraction de 3% des ventes de véhicules à batterie comparativement à janvier 2025. Cette régression s’explique principalement par un fléchissement notable des livraisons dans deux zones géographiques majeures.
Depuis plusieurs trimestres, l’industrie automobile chinoise traverse une période difficile. Cette situation résulte de plusieurs éléments, notamment l’instauration d’une taxe lors de l’acquisition et la réduction des subventions à l’achat. Il faut également mentionner l’intensification de la concurrence tarifaire qui persiste au sein de la première économie asiatique.
La situation américaine n’est guère plus favorable, conformément aux prévisions. Le gouvernement de Donald Trump a déployé plusieurs initiatives défavorables à l’électrification du secteur automobile. L’élimination des avantages fiscaux et l’assouplissement des normes environnementales ne facilitent pas la transition énergétique. Ces orientations politiques se traduisent logiquement par un ralentissement des achats de véhicules électriques.
**Stagnation en Chine et aux États-Unis, dynamisme européen**
Ainsi, en janvier, le secteur des véhicules électriques chinois a connu une baisse de 20%, comme l’indique le journal spécialisé Automotive News. Le volume de ventes atteint à peine 600 000 exemplaires, représentant le niveau le plus faible observé depuis vingt-quatre mois. En Amérique du Nord, la situation est encore plus préoccupante avec une diminution de 33% (correspondant à environ 85 000 véhicules enregistrés en janvier). Aux États-Unis, les chiffres reviennent à ceux observés début 2022.
En Europe, le tableau est nettement plus encourageant. Sur le continent européen, les immatriculations de véhicules électriques ont connu une croissance de 24% en janvier, totalisant plus de 320 000 unités vendues. Cette évolution positive constatée dans nos régions s’explique essentiellement par le renforcement des incitations financières. En France, par exemple, la prime "coup de pouce" a été revalorisée depuis le début de l’année 2026. Ce dispositif peut également être associé à une bonification supplémentaire pour les véhicules équipés d’accumulateurs fabriqués en Europe.
Néanmoins, malgré cette contraction des ventes sur leur territoire, les fabricants chinois maintiennent leur dynamisme. Ils intensifient leurs expéditions vers l’étranger. Principalement vers l’Europe, mais également vers d’autres marchés, particulièrement en Asie du Sud-Est.












