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L’Audi A2 revient : à quoi faut-il s’attendre pour ce modèle emblématique ?

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L'Audi A2 revient : à quoi faut-il s'attendre pour ce modèle emblématique ?

La renaissance d’Audi A2 se dessine comme une stratégie ambitieuse pour combler le vide laissé par les Audi A1 et Q2. Face aux défis économiques et techniques, la marque d’Ingolstadt opte pour une solution pragmatique en abandonnant la plateforme SSP initialement prévue, au profit d’une architecture Volkswagen éprouvée. Ce compromis vise à maintenir un tarif d’entrée compétitif d’environ 35 000 euros, tout en proposant un véhicule qui réinvente le concept de citadine premium électrique, un segment actuellement délaissé par les constructeurs haut de gamme.

Audi A2 : la renaissance d’un nom emblématique

Les équipes d’Audi à Ingolstadt ont identifié une opportunité stratégique. Au lieu de suivre la tendance des SUV qui sature le marché, ils visent une clientèle aujourd’hui sans solution. Depuis que la BMW i3 a quitté les catalogues, le segment des citadines électriques premium est resté vacant. La marque aux anneaux compte bien occuper ce terrain avec un modèle qui reprendra l’appellation A2. D’après les informations relayées par Autocar, les prototypes actuellement en développement montrent une filiation directe avec l’A2 originelle commercialisée en 1999. La silhouette obéit aux mêmes impératifs aérodynamiques, caractérisée par un capot court à l’inclinaison prononcée et une partie arrière tronquée. Les concepteurs ont toutefois intégré quelques éléments stylistiques rappelant les crossovers (arches de roues proéminentes, hauteur de caisse légèrement augmentée) pour séduire le marché actuel, tout en privilégiant l’habitabilité malgré des dimensions contenues.

Les cahiers des charges internes révèlent une ambition claire : offrir un espace intérieur comparable à celui d’une Audi A4, dans un encombrement similaire à celui d’une A1. Ce positionnement répond à un enjeu commercial majeur pour la marque. Avec l’arrêt programmé des Audi A1 et Q2 thermiques prévu fin 2026, Audi risquait de laisser le champ libre aux concurrents comme la Volvo EX30 sur l’entrée de gamme. Cette nouvelle A2 constituera donc le premier échelon de la gamme e-tron, se situant significativement en-dessous du Q4 e-tron, avec un prix de départ estimé entre 35 000 et 40 000 euros.

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Une plateforme MEB réadaptée

Si l’extérieur adopte une approche novatrice, le soubassement technique résulte des contraintes actuelles du groupe Volkswagen. Cette nouvelle venue devait initialement inaugurer la plateforme SSP (Scalable Systems Platform) en 800V. Cependant, les difficultés logicielles rencontrées par la division Cariad ont bouleversé ce calendrier. Gernot Döllner, PDG d’Audi, a pris une décision pragmatique: impossible d’attendre 2028 pour lancer ce modèle stratégique, même si cela implique de revoir l’architecture technique. La future A2 s’appuiera donc sur une version modifiée et raccourcie de la plateforme MEB, celle qui équipe actuellement la Volkswagen ID.3.

Néanmoins, Audi entend marquer sa différence par rapport à sa cousine de Wolfsburg. Comment? Principalement grâce à une aérodynamique optimisée. Avec sa carrosserie plus fluide qu’une compacte classique, l’Audi A2 pourrait afficher des consommations réduites et une autonomie approchant les 600 km selon le cycle WLTP pour les versions haut de gamme, là où une ID.3 plafonne actuellement à environ 570 km. Si elle renonce à la technologie de charge ultrarapide en 800V (réservée aux plateformes PPE), elle bénéficie en contrepartie d’une fiabilité technique accrue grâce à une plateforme déjà éprouvée sur d’autres modèles. Cet aspect facilite également sa rentabilité, les coûts de développement ayant déjà été en grande partie absorbés par d’autres véhicules du groupe.