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Voiture électrique : 6 Français sur 10 doutent de sa capacité à remplacer le thermique

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Voiture électrique : 6 Français sur 10 doutent de sa capacité à remplacer le thermique

L’électrification du secteur automobile se révèle être un marathon plutôt qu’un sprint. Ce processus de transition énergétique fait face à de multiples obstacles qui freinent considérablement l’adoption massive des véhicules à batterie. Parmi ces barrières, le coût d’acquisition reste prépondérant, mais la méfiance des consommateurs joue également un rôle crucial. D’ailleurs, une majorité de Français exprime des doutes quant à la capacité des véhicules électriques à supplanter définitivement les motorisations thermiques. Quelles sont les raisons de ce scepticisme persistant?

**La voiture électrique pour remplacer le thermique : un scepticisme majoritaire chez les Français**

Une enquête récente publiée par BNP Paribas Mobility met en lumière les défis que rencontre le marché de la mobilité électrique pour s’imposer. Si l’obstacle principal demeure le tarif élevé (les véhicules électrifiés affichant systématiquement des prix supérieurs à leurs homologues thermiques), l’étude révèle un doute généralisé parmi la population française. En effet, seulement 38% des particuliers interrogés considèrent que les véhicules électriques finiront par remplacer totalement les moteurs à combustion interne. Autrement dit, en inversant la perspective, 62% des Français ne croient pas en l’avenir tout-électrique de l’automobile. Ce sont donc plus de six compatriotes sur dix qui restent sceptiques.

L’analyse démographique montre que la confiance envers la mobilité électrique varie significativement selon l’âge. Ainsi, 63% des jeunes adultes (18-29 ans) estiment que l’électrique supplantera le thermique. En comparaison, ce taux diminue à 59% chez les 30-49 ans, pour chuter à seulement 47% parmi les personnes âgées de 50 ans et plus. Ces statistiques illustrent clairement la résistance culturelle et psychologique face à l’adoption du tout-électrique dans les habitudes de mobilité.

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**Des réticences qui ne s’estompent pas**

Un aspect particulièrement frappant de cette étude concerne la stagnation du scepticisme. Car si 62% des Français doutaient de la substitution complète du thermique par l’électrique en 2025, ils étaient dans les mêmes proportions en 2024. Comment expliquer cette persistance, malgré les progrès technologiques et le développement des infrastructures? En vérité, les appréhensions liées aux véhicules électriques demeurent tenaces. Il est notoire que les préjugés sont difficiles à dissiper, particulièrement chez les plus réfractaires au changement. Les inquiétudes concernant la recharge (accessibilité des bornes, durée de rechargement…) et l’anxiété liée à la panne d’énergie restent des freins psychologiques majeurs.

Certains indicateurs suggèrent néanmoins une évolution positive du marché. Le maillage territorial en infrastructures de recharge s’est considérablement densifié ces dernières années. La France s’approche progressivement du seuil symbolique des 200 000 points de charge en 2026. Par ailleurs, la qualité du réseau montre des signes d’amélioration (avec une diminution des bornes défectueuses).

En parallèle, les constructeurs automobiles parviennent à améliorer graduellement l’autonomie de leurs nouveaux modèles électriques. Des véhicules comme le BMW iX3 ou le Volvo EX60 annoncent désormais des autonomies dépassant les 800 kilomètres. Toutefois, ces modèles à grande autonomie restent minoritaires sur le marché. L’étude révèle que la proportion de véhicules offrant plus de 500 kilomètres d’autonomie ne représente que 4% de l’offre disponible. Cette réalité ne permet pas encore d’apaiser l’anxiété des automobilistes concernant les trajets longue distance…