Énergie & Recharge
EDF : Baisse du prix de l’électricité au 1er février pour 20 millions de Français

Une évolution tarifaire favorable pour certains abonnés, mais dont l’impact reste modeste.
Les consommateurs français bénéficiant du tarif réglementé de l’électricité reçoivent une information encourageante. Ce mardi, lors de son intervention sur France Info, Emmanuelle Wargon, à la tête de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), a annoncé une diminution de 0,83% du tarif réglementé d’électricité, une offre qui concerne approximativement 20 millions de contrats sur le territoire français.
L’ex-ministre du gouvernement a précisé sa position :
Notre proposition s’oriente vers une stabilisation. La réduction reste minime, mais nous ne pouvions pas aller au-delà. En février dernier, ces tarifs avaient connu une baisse significative de 15%, puis étaient restés inchangés, ce qui constitue plutôt un élément favorable pour les Français et leur capacité d’achat.
Cependant, cette mesure n’aura qu’un effet très limité sur le budget des ménages. Pour une famille consommant en moyenne 4,5 MWh annuellement, l’économie s’élèvera à seulement 9 euros par an, soit moins de deux euros mensuels.
Des perspectives moins réjouissantes pour les usagers
Il convient toutefois de noter que les tarifs réglementés demeurent supérieurs de 20% par rapport à leur niveau de 2021. Questionnée sur cette tendance, Emmanuelle Wargon explique :
L’un des facteurs déterminants réside dans le fait qu’une fraction de l’électricité facturée était commercialisée à un tarif établi il y a quinze ans. Ce prix de cession est passé de 42 euros à 60 euros par mégawattheure. Cette évolution permet également à EDF de financer ses investissements et d’assurer la prolongation des infrastructures existantes.
Cette annonce positive contraste avec les perspectives défavorables que nous vous avons récemment communiquées pour 2024. Le premier janvier marquera effectivement la fin du dispositif ARENH, ce mécanisme contraignant EDF à céder une partie de sa production nucléaire aux opérateurs concurrents à tarif préférentiel. Après quinze années d’existence, ce système disparaît, avec des conséquences financières pour les consommateurs.
Jusqu’à maintenant, l’ARENH jouait un rôle protecteur face aux variations des prix du marché. Sa suppression annulera les avantages que les ménages auraient pu obtenir grâce à la diminution des prix de l’énergie.
Plus préoccupant encore, d’autres composantes tarifaires vont probablement augmenter. Le TURPE, qui englobe les coûts d’acheminement et représente déjà un tiers de la facture moyenne, devrait subir une révision à la hausse. Les opérateurs de réseau sollicitent des financements considérables pour moderniser des infrastructures électriques vieillissantes. « Les besoins en matière de transport et de distribution sont immenses », confirmait Jacques Percebois, spécialiste de l’économie énergétique.
Des informations complémentaires sont disponibles dans notre article précédent sur ce sujet. Nous vous invitons à partager votre opinion concernant ces évolutions tarifaires dans la section commentaires ci-dessous.












