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Pneu révolutionnaire : +30 km d’autonomie pour les voitures électriques

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Pneu révolutionnaire : +30 km d'autonomie pour les voitures électriques

Pour les conducteurs ayant franchi le pas de la mobilité électrique, l’autonomie reste une préoccupation centrale. Mais et si quelques dizaines de kilomètres supplémentaires pouvaient être gagnés non pas en augmentant la capacité de la batterie, mais simplement en repensant le pneumatique ? C’est précisément la démarche engagée conjointement par le Groupe Renault et l’équipementier Continental, qui ont uni leurs expertises pour concevoir un pneu à résistance au roulement ultra-réduite destiné aux véhicules électriques.

Un pneumatique conçu spécifiquement pour les électriques Renault

C’est depuis Hanovre que Continental a officialisé le développement de ce pneumatique haute efficacité, imaginé sur mesure pour répondre aux exigences des modèles électriques de Renault. La base de travail retenue est l’EcoContact 7, une référence déjà éprouvée sur le marché, que les équipes ont dû retravailler en profondeur. Les modifications portent notamment sur la composition du mélange de gomme, la géométrie des flancs ainsi que la structure interne du pneu. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre du programme d’innovation « Garage Futurama » de Renault, dont Continental est partenaire technique officiel. Le concept Renault R-Space Lab arbore d’ailleurs déjà cet EcoContact 7 retravaillé, illustrant concrètement les fruits de ce partenariat.

En termes de performances, les résultats annoncés sont particulièrement éloquents : ce nouveau pneumatique affiche une résistance au roulement inférieure de 35 % aux seuils requis par la meilleure classe A du label européen des pneumatiques. Appliqué à un véhicule électrique disposant d’une autonomie de 500 km, ce gain se traduit par environ 30 kilomètres supplémentaires par charge complète, soit grossièrement l’équivalent du trajet Paris-Versailles. L’équipementier allemand insiste toutefois sur un point fondamental : ces améliorations d’efficacité ne sauraient se faire au détriment de la sécurité active, les pneumatiques constituant le seul lien physique entre le véhicule et la chaussée.

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« En collaboration avec le Groupe Renault, nous améliorons l’efficience de ses futurs véhicules électriques. Nos pneus développés sur mesure présentent une résistance au roulement particulièrement faible, ce qui se traduit par un gain d’autonomie significatif », a souligné le Dr Christian Strübel, spécialiste chez Continental dédié à la résistance au roulement des pneumatiques automobiles.

Le secret des 30 km gagnés selon Continental

Pour comprendre d’où viennent ces précieux kilomètres supplémentaires, il faut se pencher sur le mécanisme de la résistance au roulement. À chaque rotation, la roue génère une déformation du pneu au point de contact avec le sol, suivie d’un retour élastique. Ce cycle permanent dissipe de l’énergie sous deux formes : de la chaleur et des frottements. Moins cette résistance est importante, moins le véhicule dépense d’énergie pour maintenir sa progression. Continental rappelle à ce titre que, quelle que soit la technologie de motorisation considérée, entre 20 et 30 % de la consommation énergétique d’un véhicule est directement imputable à la résistance au roulement de ses pneumatiques.

Sur un véhicule à motorisation électrique, minimiser ces pertes d’énergie se répercute immédiatement sur le kilométrage accessible entre deux sessions de recharge. Cependant, cet objectif d’efficacité doit être concilié avec une autre impératif : maintenir un niveau de friction suffisant entre la bande de roulement et la surface routière afin de garantir des distances de freinage optimales et un comportement dynamique fiable, y compris sur chaussée humide.

C’est pour trouver cet équilibre délicat que Renault et Continental ont massivement investi dans les outils de simulation numérique. L’équipementier a eu recours à son simulateur « Driver-in-the-Loop« , un outil qui autorise l’évaluation des comportements pneumatiques dans des conditions de conduite représentatives dès les phases amont de développement, sans nécessiter de prototypes physiques. De son côté, Renault a mobilisé son propre simulateur de conduite, dénommé ROADS, capable de reproduire avec fidélité des scénarios de circulation variés et parfaitement reproductibles. L’interconnexion de ces deux plateformes virtuelles a permis aux ingénieurs d’accélérer considérablement les cycles de mise au point, d’harmoniser les protocoles de validation et de réduire drastiquement la fabrication de pneumatiques prototype. Continental chiffre cette économie à pas moins de 10 000 pneus d’essai par an grâce à ces approches digitales. « Avec Continental, nous bénéficions d’un partenaire de premier plan. Notre collaboration historique en première monte nous permet de co-développer des solutions susceptibles d’apporter une vraie valeur ajoutée à nos clients », a précisé Nicolas Champetier, Vice-Président Innovation du Groupe Renault.