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Tesla misera encore longtemps sur la production automobile

Avec ses incursions toujours plus marquées dans l’intelligence artificielle et la robotique, Tesla ressemble aujourd’hui davantage à une entreprise technologique qu’à un fabricant de véhicules. Depuis plusieurs mois, Elon Musk multiplie les initiatives pour élargir le spectre d’activités de sa société, au risque de reléguer au second plan ce qui a fait sa renommée : la conception et la vente de voitures électriques. Pour autant, la firme texane n’entend pas tourner le dos à ce secteur qui a forgé son identité.
Des propos qui dissipent les doutes
La présentation de la feuille de route stratégique de Tesla, l’an passé, avait semé un vent d’inquiétude. Cet exercice de communication, principalement destiné à rassurer les actionnaires et à leur offrir de la lisibilité, permet à la marque de faire le point sur l’avancement de ses projets tout en esquissant ses ambitions futures. Elon Musk en a profité pour dévoiler les grandes orientations de l’entreprise. Il en ressortait clairement que l’automobile occupe une place de plus en plus marginale dans la vision globale du groupe, au point que certains observateurs ont commencé à douter de la volonté réelle de Tesla de poursuivre la commercialisation de véhicules.
C’est dans ce contexte qu’André Thierig, l’un des responsables de la division européenne de Tesla, a pris la parole dans les colonnes du média allemand Automobilwoche pour remettre les pendules à l’heure. Selon lui, la voiture continuera de représenter un socle essentiel de l’activité de Tesla pour de nombreuses années encore. Qualifiant désormais l’entreprise de « groupe technologique », André Thierig reconnaît néanmoins que Tesla investit de manière croissante des territoires comme la conduite autonome, les robotaxis, la robotique humanoïde ou l’intelligence artificielle. Des axes stratégiques jugés déterminants par Elon Musk pour assurer la pérennité et la croissance du groupe à long terme.

Tesla s’est diversifiée dans de nouveaux domaines, notamment la robotique avec son humanoïde Optimus.
Un calendrier chargé de nouveautés pour Tesla
Malgré cet engagement affiché en faveur de l’automobile, force est de constater que les lancements de nouveaux modèles se font rares du côté de la marque californienne. La situation est même préoccupante sur le Vieux Continent, où la gamme a été réduite de moitié cette année avec l’abandon de la production des Model S et Model X. Une offre désormais très resserrée, et dont le vieillissement est régulièrement pointé du doigt par les analystes depuis l’an dernier.
Heureusement, plusieurs projets automobiles sont attendus dans les prochaines années pour relancer la dynamique. Sans trop s’attarder sur le cas du Roadster, promis depuis… 2017, dont la présentation officielle serait programmée pour le mois d’août, même si cette date reste susceptible d’évoluer. Plus attendu encore, Tesla travaillerait sur un modèle d’entrée de gamme dont le tarif avoisinerait les 25 000 euros, une perspective qui suscite l’enthousiasme du plus grand nombre. Des rumeurs font également état d’une éventuelle Model 3 Plaid aux performances hors normes, dépassant les 1 000 chevaux, même s’il convient de rester prudent avant toute confirmation officielle de la marque.
En attendant ces futurs modèles, Tesla s’efforce de maintenir l’attractivité de ses deux best-sellers actuels, la Model 3 et la Model Y. Dotées de nouvelles versions d’entrée de gamme il y a quelques mois, ces deux voitures bénéficient par ailleurs de mises à jour régulières afin de rester compétitives face à une concurrence de plus en plus agressive.













