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Hyundai Ioniq 3 : la concurrente directe de la Renault Mégane en approche

La Hyundai Ioniq 3 se démarque des SUV traditionnels avec ses dimensions de 4,16 mètres de long et 1,51 mètre de haut, l’inscrivant davantage dans la catégorie des « compactes surélevées ». Ce positionnement intermédiaire lui permet de s’adresser à une clientèle variée, entre amateurs de crossovers urbains et conducteurs de berlines compactes.
Hyundai Ioniq 3 : un design distinctif
Cette nouvelle venue sur le marché électrique cherche à séduire une large audience, se positionnant comme alternative tant aux SUV urbains électriques (comme le Peugeot E-2008, la Renault 4 E-Tech ou le Volkswagen ID. Cross) qu’aux berlines compactes électrifiées telles que la Megane E-Tech. Pour se démarquer dans ce segment compétitif, la Ioniq 3 adopte une silhouette particulièrement expressive avec son toit flottant, son hayon vertical et sa lunette arrière divisée en deux parties. La version N Line pousse encore plus loin l’approche sportive avec ses jantes 19 pouces, son béquet arrière, son diffuseur et sa livrée rouge mat optionnelle. Certains observateurs y verront un clin d’œil au coupé Veloster commercialisé dans les années 2010.
L’habitacle se montre plus conventionnel, mais particulièrement fonctionnel avec une multitude d’espaces de rangement, bien que peu d’entre eux soient fermés. L’ergonomie de conduite s’avère satisfaisante, avec toutefois une réserve concernant la visibilité du tableau de bord numérique situé en position haute, qui peut être partiellement masqué par le volant pour les conducteurs privilégiant une position basse. L’écran central impressionne par ses dimensions – 37 centimètres (14,6 pouces) sur les versions haut de gamme et 33 centimètres (12,9 pouces) sur les finitions d’entrée. Le constructeur coréen a judicieusement conservé des commandes physiques pour certaines fonctions essentielles comme la climatisation. La Ioniq 3 inaugure en Europe le nouveau système multimédia de Hyundai basé sur Android Automotive, interface qui sera progressivement déployée sur l’ensemble de la gamme du constructeur.
Près de 500 km d’autonomie
À l’arrière du véhicule, la ligne de ceinture élevée limite quelque peu la luminosité, mais l’espace habitable constitue un véritable point fort. Les passagers arrière bénéficient d’un espace aux jambes généreux et d’une banquette confortable sur les places latérales (le siège central reste moins accueillant). Si l’assise pourrait être plus profonde, la position des jambes demeure naturelle et l’espace aux genoux suffisant. Selon les finitions, les passagers arrière pourront profiter de sièges chauffants. Le coffre présente des dimensions modestes en largeur et profondeur, mais se complète d’un compartiment supplémentaire sous le plancher (114 dm³) pouvant loger deux valises format cabine ainsi que les câbles de recharge. La capacité totale atteindrait ainsi 440 dm³, compensant l’absence de « frunk » (coffre avant).
En France, l’entrée de gamme devrait être proposée aux alentours de 28 500 € (d’après les estimations, les tarifs définitifs étant attendus en juin). Cette version sera équipée d’une batterie LFP de 42,2 kWh alimentant un moteur de 147 chevaux, pour une autonomie annoncée de 344 kilomètres. Pour les utilisateurs recherchant plus d’endurance, une variante dotée d’une batterie NMC de 61 kWh sera disponible, offrant près de 500 kilomètres d’autonomie malgré une puissance légèrement inférieure (136 chevaux). Cette version plus polyvalente sera naturellement plus onéreuse, atteignant environ 40 000 € en finition N Line.
Pour faciliter son acquisition, la Ioniq 3 bénéficiera de la prime « coup de pouce » (minimum 3 600 €) lors de son lancement commercial prévu en septembre 2026.













