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Volkswagen : berline pour la Chine deux fois moins chère que l’ID. Polo

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Volkswagen : berline pour la Chine deux fois moins chère que l'ID. Polo

Il y a quelques mois, Volkswagen dévoilait son ID. Polo en la présentant comme un jalon supplémentaire vers la démocratisation de l’électrique sur le Vieux Continent. Facturée 24 995 euros, la petite allemande figure bel et bien parmi les citadines électriques les plus abordables du marché. Pourtant, le constructeur vient de lancer en Chine une berline à zéro émission qui change complètement l’échelle des prix. Développée et fabriquée avec son partenaire local FAW, et vendue sous l’étiquette Jetta, la M6 démarre à moins de 11 000 euros. Faut-il y voir la véritable démocratisation de la voiture électrique ?

Une berline électrique signée Volkswagen pour moins de 11 000 euros

Le nom prête à confusion : ici, Jetta n’est pas un modèle, mais une marque à part entière. Elle est née d’une coentreprise entre Volkswagen et le groupe chinois FAW, destinée à produire plusieurs véhicules pensés en Chine et pour les clients chinois. La M6 en est le parfait exemple : une berline électrique mesurant 4,80 m de long, avec un empattement de 2,82 m. Elle dépasse ainsi d’environ 4 cm la nouvelle BMW i3. Si les deux autos jouent dans la même catégorie en matière de gabarit, tout les oppose côté tarif. La Jetta M6 est proposée à partir de 80 800 yuans, soit à peu près 10 600 euros au cours actuel.

Les prix très bas sont une habitude sur le marché chinois, mais cette fois, la coentreprise Volkswagen – FAW frôle le record. La comparaison avec nos tarifs européens pique d’autant plus, même si le contexte n’a rien à voir de ce côté-ci du globe. Pour mémoire, l’ID. Polo en finition Trend débute à 24 995 euros en France, avant déduction de la prime « coup de pouce ». Autrement dit, la M6 coûte moins de la moitié !

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La Jetta M6 promet jusqu’à 555 kilomètres d’autonomie selon le cycle chinois CLTC.

Pourquoi un tel écart de tarif ?

Sans surprise, les prix pratiqués en Chine font rêver les automobilistes européens. Puisque Volkswagen vend ses voitures sur les deux marchés, on pourrait penser qu’il lui suffirait d’appliquer les mêmes étiquettes chez nous. La réalité est plus complexe. Dans l’Empire du Milieu, les prix dépendent des choix des constructeurs, mais aussi d’une série d’autres paramètres.

Le premier tient à la concurrence. Depuis plusieurs années, les nombreuses marques installées en Chine se mènent une guerre des prix acharnée. Pour espérer attirer des acheteurs, chacune doit s’aligner, ou du moins se rapprocher au plus près des tarifs les plus bas.

Autre élément : les constructeurs occidentaux multiplient les alliances avec des acteurs locaux. Volkswagen n’a pas seulement noué des liens avec FAW, mais aussi avec XPeng. Ces partenariats technologiques donnent aux marques européennes accès à des solutions déjà abouties, pour un coût bien moindre. Les méthodes industrielles diffèrent en effet profondément entre la Chine et l’Europe. Il n’est donc pas étonnant que les tarifs divergent autant.