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Autonomie et charge : la Mercedes CLA EQ dépasse toutes les promesses

On le sait depuis longtemps : les protocoles officiels d’homologation ne constituent pas toujours un reflet fidèle de ce que les véhicules sont capables d’accomplir dans la vraie vie. Certaines voitures électriques l’ont déjà démontré avec éclat, en franchissant allègrement les seuils d’autonomie inscrits sur leur fiche technique et validés par les organismes de certification — à l’image du BMW iX3. Outre-Atlantique, c’est désormais au tour de la Mercedes CLA EQ de passer sous le microscope des experts. Et le verdict est particulièrement flatteur : la berline électrique de Stuttgart surpasse les valeurs retenues par le cycle d’homologation américain EPA, aussi bien sur le plan de l’autonomie que sur celui de la recharge.
La Mercedes CLA 350 EQ se révèle bien plus sobre que ses chiffres officiels
C’est la rédaction spécialisée d’Edmunds, référence incontournable dans l’univers des véhicules électriques aux États-Unis, qui s’est attelée à évaluer les performances concrètes de la Mercedes CLA EQ dans des conditions proches du quotidien. Sur le marché américain, deux déclinaisons sont proposées à la vente : la 250+ et la 350 4Matic. C’est cette dernière, la plus puissante des deux, qui a été soumise à l’exercice. Elle revendique une autonomie annoncée de 770 kilomètres selon le cycle européen WLTP. Mais comme les essais ont été conduits sur le sol américain, c’est naturellement le référentiel EPA qui s’applique ici. Dans ce cadre, l’autonomie officielle de la version allemande est ramenée à 502 kilomètres, le cycle EPA adoptant une approche nettement plus prudente et conservative.
Le résultat obtenu à l’issue du test ne laisse place à aucune ambiguïté : la CLA 350 4Matic EQ a réussi à boucler 620 kilomètres avec une seule charge complète, soit un surplus de 118 kilomètres par rapport à ce que prévoyait l’homologation officielle américaine, sur un parcours combinant portions urbaines et tronçons autoroutiers. L’épreuve a été réalisée dans des conditions représentatives de l’usage réel du plus grand nombre, avec la climatisation maintenue à 22 degrés et le mode Éco activé. Logiquement, si l’on transpose ces performances au cycle européen WLTP, la Mercedes CLA EQ devrait également faire mieux que ce que les chiffres officiels indiquent de ce côté-ci de l’Atlantique.
Des performances saluées aussi bien sur route qu’à la recharge
La version haut de gamme de la Mercedes CLA EQ n’a pas seulement créé la surprise sur le terrain de l’endurance. Elle a également largement dépassé les attentes sur deux autres indicateurs particulièrement scrutés par les acheteurs potentiels. Premier point : la consommation énergétique. Mercedes affichait une valeur de référence de 29 kWh pour 100 miles. Après mesure sur le terrain, les équipes d’Edmunds ont obtenu une moyenne de seulement 25,7 kWh aux 100 miles, soit une amélioration d’environ 13 % par rapport aux données constructeur officiellement homologuées.
Second motif de satisfaction : la recharge rapide. Si Mercedes communiquait sur une puissance maximale d’acceptation de 320 kW sur borne à courant continu, les mesures réalisées par Edmunds ont révélé un pic effectif atteignant 349 kW. Concrètement, cela s’est traduit par un gain de 160 kilomètres d’autonomie récupérés en à peine 9 minutes et 11 secondes, une performance impressionnante qui place la CLA EQ parmi les championnes de sa catégorie en matière de rapidité de charge.
Ces résultats illustrent avec force à quel point les procédures d’homologation, aussi rigoureuses soient-elles, peuvent s’éloigner sensiblement de la réalité vécue par les conducteurs au quotidien. Des tests indépendants de ce type ont une véritable utilité sociale, car ils contribuent à lever les dernières réticences des automobilistes encore hésitants à franchir le pas vers la mobilité électrique. La Mercedes CLA EQ, déjà considérée comme l’une des références de son segment, se révèle finalement encore plus convaincante qu’on ne le pensait…













