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Voitures électriques d’occasion : elles se vendent plus vite que les thermiques

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Tesla Model Y : la version abordable se dote des quatre roues motrices

Il n’y a pas si longtemps, l’idée d’acheter une voiture électrique d’occasion rebutait la plupart des conducteurs. Les craintes s’accumulaient : dégradation inévitable des batteries, prix encore trop élevés, et surtout le sentiment d’acquérir une technologie déjà dépassée avec les premières générations de véhicules branchés. Pourtant, le contexte a radicalement changé. Les automobilistes qui avaient opté pour un électrique neuf il y a deux ou trois ans arrivent aujourd’hui au terme de leurs contrats de leasing et restituent leurs véhicules. Cet afflux massif de modèles récents sur le marché de l’occasion redistribue entièrement les cartes.

Longtemps délaissés, les véhicules électriques d’occasion séduisent désormais massivement

Les données du second trimestre 2026 viennent chambouler les idées reçues. Ce sont pas moins de 72 244 transactions portant sur des électriques d’occasion qui ont été enregistrées sur cette période, soit une progression spectaculaire de 42 % comparé au trimestre précédent. Mais ce n’est pas tout. Selon ce baromètre semestriel consacré aux véhicules électriques d’occasion, c’est une première historique : un modèle électrique trouve désormais acquéreur en 138 jours en moyenne, devançant ainsi les véhicules à motorisation thermique qui nécessitent 142 jours pour trouver preneur. En Île-de-France, l’écart est encore plus marqué, les voitures à recharge disparaissant des stocks en seulement 103 jours.

Certains modèles affichent des performances particulièrement remarquables. Une Tesla Model Y d’occasion ne s’éternise pas dans les parcs des professionnels : elle change de propriétaire en à peine 38 jours. La Volkswagen ID.3 et la Mini III suivent de très près avec des délais respectifs de 40 et 41 jours. Ce dynamisme ne concerne toutefois pas l’ensemble du marché de l’électrique. Les modèles plus anciens, à l’image de la Nissan Leaf II 40 kWh, peinent à trouver preneurs et affichent un délai de revente atteignant 218 jours, signe que l’engouement reste sélectif et centré sur les générations récentes.

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Des acheteurs conquis qui tournent définitivement la page du thermique

Qui sont donc les personnes qui alimentent cette vitalité du marché de l’occasion électrique ? Il s’agit avant tout de nouveaux convertis. Trois acheteurs sur quatre (76 % précisément) abandonnent un véhicule à moteur essence ou diesel pour franchir le cap de l’électrique. Ces conducteurs troquent généralement une voiture vieille d’environ 5,3 ans, issue la plupart du temps des segments B et C, autrement dit des citadines et des compactes polyvalentes. Pour financer cette transition énergétique, ils restent fidèles aux méthodes classiques, en privilégiant l’achat au comptant ou le recours au crédit traditionnel.

Le ticket d’entrée pour une électrique d’occasion de moins de trois ans tourne aujourd’hui autour de 32 702 €. Si la somme peut paraître conséquente, elle représente néanmoins un écart significatif par rapport au prix du neuf, une fois les bonus et autres aides à l’achat déduits. Les échanges entre particuliers tirent eux aussi profit de cette démocratisation progressive, avec 10 464 transactions recensées, en hausse de 39 % depuis le début de l’année. Une fois au volant, ces nouveaux propriétaires conservent leur véhicule en moyenne 623 jours avant de le revendre, un rythme de renouvellement nettement plus soutenu que chez les conducteurs de thermiques, lesquels gardent leur voiture 915 jours en moyenne.