Connect with us

Auto

Voitures électriques : plus fiables que les thermiques, selon une étude

Published

on

Voitures électriques : plus fiables que les thermiques, selon une étude

Impossible de l’ignorer : les véhicules à batterie envahissent progressivement nos routes, et leur nombre continue de croître à vive allure. Cette tendance s’explique en grande partie par la volonté des autorités de favoriser ce type de motorisation par tous les moyens à leur disposition. Il faut néanmoins reconnaître que cette technologie présente, sur le plan théorique, des atouts non négligeables. Elle offre notamment un roulage plus feutré et davantage de confort par rapport aux blocs thermiques traditionnels. Elle demande également un entretien réduit et affiche généralement une fiabilité supérieure. C’est précisément ce que révèle une récente étude consacrée au passage du contrôle technique. Reprise par le média britannique AutoExpress, cette analyse porte sur le marché du Royaume-Uni, mais elle apporte tout de même un éclairage intéressant, transposable au contexte français.

Des résultats encourageants pour l’électrique

Beaucoup d’automobilistes hésitent encore à franchir le pas vers l’électromobilité. Cette réticence provient fréquemment d’inquiétudes concernant la robustesse mécanique et l’état de la batterie sur la durée. Ces craintes ont-elles vraiment lieu d’être ? Rien n’est moins sûr. Plusieurs travaux avaient déjà démontré que les accumulateurs conservaient leurs performances sur de très longues périodes. Une nouvelle enquête vient renforcer ce constat et devrait apaiser les esprits les plus sceptiques. L’organisme britannique British Vehicle Rental and Leasing Association (BVRLA) a passé au crible des dizaines de millions de résultats issus des contrôles techniques réalisés outre-Manche.

Cette vaste base de données mêle aussi bien des véhicules essence, diesel qu’électriques. En tout, pas moins de 47,4 millions de contrôles ont été passés au crible dans cette étude d’envergure. Aux alentours de 60 000 miles parcourus (l’équivalent de 95 560 kilomètres environ), le taux d’échec des modèles zéro émission se stabilise autour de 16 %. Les véhicules essence et diesel, eux, voient leurs performances se détériorer plus nettement à mesure que le kilométrage augmente. L’écart devient particulièrement flagrant pour les véhicules âgés de trois à huit ans : les modèles électriques affichent un taux d’échec limité à 16,5 %, contre 22,1 % pour les voitures à essence.

à lire également :  Nouvelle technologie : comment fonctionne la recharge ultra-rapide en 5 minutes

Un fossé qui se confirme sur le long terme

L’écart s’accentue encore davantage lorsqu’on dépasse le cap des 120 000 miles, soit environ 193 121 kilomètres. Le taux d’échec des électriques redescend même à 16 %, tandis que celui des voitures essence grimpe jusqu’à 23,5 %. Un différentiel considérable entre les deux types de motorisation. Mais l’étude va plus loin en s’intéressant également aux véhicules plus anciens. Résultat : 94,6 % des voitures électriques réussissent à repasser le contrôle technique dans un délai de 30 mois après leur précédente visite. Ce chiffre chute à 88,1 % concernant les modèles essence. Un résultat toutefois à nuancer.

Cet indicateur ne reflète pas directement la longévité de chaque véhicule pris individuellement, mais plutôt la part de voitures qui continuent d’être présentées au contrôle. Le kilométrage parcouru ne permet pas non plus, à lui seul, d’expliquer ces disparités. Les autos électriques cumulent en effet davantage de kilomètres avant leur premier passage au contrôle technique, lequel intervient après trois ans (et non quatre) au Royaume-Uni. Elles atteignent en moyenne 27 072 miles avant ce premier contrôle, contre 20 499 miles seulement pour les motorisations essence. Ce constat mérite toutefois d’être tempéré par un autre élément.

Les modèles électriques ne surpassent pas les thermiques sur tous les critères d’évaluation. L’étude révèle par exemple qu’ils souffrent environ 1,8 fois plus souvent de problèmes liés aux pneumatiques que leurs équivalents à essence.