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Fiat 500e : nouvelle batterie en 2027, prix en baisse attendu

Si la Fiat 500e adopte bien une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) en 2027, elle ne sera pas la pionnière au sein de Stellantis. Cette technologie équipe déjà la Fiat Grande Panda, produite à Mirafiori, ainsi que les Citroën ë-C3 et ë-C3 Aircross et l’Opel Frontera. Son arrivée sur la citadine italienne marquerait donc une montée en gamme : la LFP quitterait les modèles d’entrée de gamme pour gagner un segment juste au-dessus.
Une baisse de prix est évoquée, mais il faut rester prudent. Elle repose pour l’instant sur des hypothèses et sur des propos de dirigeants, sans aucune grille tarifaire officielle. Emanuele Cappellano, responsable des opérations européennes du groupe, promet une citadine « plus compétitive et plus attrayante », sans donner de détails.
Une économie réelle, mais des concessions à prévoir
La LFP revient moins cher car elle n’utilise ni nickel ni cobalt, deux métaux qui alourdissent fortement le coût d’une batterie. En contrepartie, elle présente une densité énergétique inférieure. À volume et à masse identiques, un pack LFP offre en général moins de kilomètres qu’une batterie NMC équivalente.
Pour une citadine, ce compromis reste acceptable, puisqu’elle roule surtout en ville et sur de petits trajets. Mais les informations manquent : tant que la capacité et l’autonomie ne sont pas dévoilées, on ignore ce que la 500e devra sacrifier, ou non, pour afficher un tarif plus doux.
Le tarif final ne se joue pas uniquement dans la batterie
Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, annonce des gains « substantiels » sur le coût des batteries. Ils proviendraient à la fois du recours à la LFP et de la future plateforme STLA One, qui doit être produite dans le monde entier à partir de 2027. Le groupe vise une réduction de 20 % des coûts sur cette architecture, grâce à sa modularité, à des composants partagés et à l’intégration « cell-to-body », qui place la batterie directement dans la structure de la voiture.
Il ne faut toutefois pas faire d’amalgame : ces 20 % portent sur les coûts de fabrication, et non sur une baisse automatique du prix de vente. Ce qui s’affichera chez le concessionnaire dépendra aussi de la politique commerciale de la marque. Aujourd’hui, la Fiat 500e démarre en France à 23 900 euros, avant déduction des aides de l’État. Un passage sous la barre des 20 000 euros paraît envisageable pour mieux résister à la concurrence chinoise.
Le marché pousse d’ailleurs dans ce sens : en Europe, la part des voitures électriques à batterie LFP est passée de 5 % en 2024 à 13 % en 2025. Une gigafactory dédiée, construite avec CATL, est en chantier à Saragosse, en Espagne. Reste à savoir combien de modèles Stellantis basculeront réellement vers la LFP d’ici la fin de la décennie.













