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Voiture électrique : un Français sur cinq envisage l’achat d’ici 12 mois

Avec la flambée des prix à la pompe, les automobilistes revoient leurs habitudes et une interrogation s’impose : vaut-il encore la peine de rester fidèle au moteur thermique, ou est-il temps de s’intéresser sérieusement à la recharge ? Côté voitures neuves, la tendance est nette. En août 2026, les modèles 100 % électriques représentent 38,8 % des immatriculations de véhicules particuliers en France, une proportion considérable quand on se rappelle qu’ils pesaient très peu il y a seulement quelques années. Reste à savoir combien de conducteurs sont prêts à passer de la simple curiosité à un véritable changement de véhicule.
D’après une nouvelle enquête menée par Ulys, 22 % des Français ont déjà conduit une voiture électrique durant les douze derniers mois. Chez les 25-34 ans, le chiffre monte à 35 %, ce qui montre à quel point les plus jeunes se sont emparés de cette technologie pour la tester. L’extension du réseau y contribue largement : on compte aujourd’hui plus de 200 000 points de recharge ouverts au public. Parmi eux, 98 % peuvent être utilisés avec le Pass Ulys Electric, un détail qui souligne le rôle des opérateurs intermédiaires. Une question très concrète se pose alors : après l’essai, qui sautera réellement le pas d’ici un an ?
Voiture électrique : les projets d’achat se précisent
L’enquête ne se limite pas aux usages du moment : elle sonde aussi les projets à très court terme. Ainsi, 23 % des Français affirment envisager l’achat d’une voiture électrique dans les douze mois à venir, soit près d’un Français sur cinq prêt à franchir le cap dans l’année. Du côté des automobilistes roulant actuellement en thermique, près d’un quart déclare lui aussi préparer cette transition sur la même période. Des baromètres consacrés aux actifs aboutissent à des résultats comparables : environ un quart d’entre eux se disent disposés à opter pour un modèle entièrement électrique lors de leur prochain achat.
Cet engouement n’est toutefois pas identique partout en France. En Île-de-France, 27 % des habitants ont conduit un véhicule électrique au cours de l’année écoulée, contre 16 % dans le Sud-Ouest. Dans le Nord-Ouest, 12 % des résidents circulent en électrique depuis plus d’un an, ce qui traduit une adoption plus précoce. Côté intentions, 23 % des habitants du Sud-Ouest songent à passer à l’électrique, alors qu’ils ne sont que 16 % dans le Sud-Est. Enfin, pour 78 % des Français, ce changement de motorisation oblige à mieux anticiper et organiser ses déplacements, qu’ils soient courts ou longs.
Rouler en électrique : une autre façon de préparer ses trajets
Chez les personnes qui ont déjà essayé l’électrique, ces tendances se traduisent par des habitudes bien différentes. 83 % des électromobilistes disent planifier davantage leurs déplacements qu’auparavant. La recharge ne s’improvise plus au dernier moment : elle devient une étape à part entière du voyage. Les conducteurs contrôlent leur batterie, localisent les bornes, intègrent les arrêts dans la durée du parcours et gardent un œil sur leur budget. L’étude Ulys détaille ces réflexes, devenus presque automatiques :
• 61 % vérifient l’autonomie restante avant un long trajet ;
• 59 % ajoutent la durée de recharge à leur itinéraire ;
• 57 % repèrent à l’avance l’emplacement des bornes ;
• 44 % comparent le tarif de la recharge ;
• 36 % choisissent leurs haltes en fonction des commerces et services proches des bornes.
Pour Damien Joannes, directeur général d’Ulys, ces résultats prouvent que l’électrique ne modifie pas uniquement la voiture, mais toute la manière de préparer un déplacement : trouver une borne, prévoir le temps de charge, confronter les tarifs ou sélectionner un lieu de pause sont devenus des gestes courants. Selon lui, Ulys joue précisément son rôle en rassemblant au sein d’un même service la planification, l’information et le paiement afin de simplifier la route.
Ces nouvelles pratiques reposent sur un réseau de bornes qui s’est étoffé à grande vitesse. La France dispose désormais de plus de 200 000 points de recharge publics répartis sur son territoire, et le parc roulant avoisine les 2,5 millions de véhicules électriques, d’après les dernières données disponibles. Dans la plupart des cas, ces voitures constituent le véhicule principal du foyer, preuve que l’électrique va bien au-delà du rôle de simple voiture d’appoint. Pour tous les automobilistes en pleine réflexion, les douze prochains mois pourraient bien marquer le moment du changement.













