Auto
BYD Han EV : une rivale sérieuse face à la Mercedes Classe S ?

Avec le lancement de sa nouvelle berline de prestige, BYD affiche clairement ses ambitions : s’attaquer frontalement au segment du luxe automobile, un territoire jusqu’ici solidement tenu par les constructeurs premium allemands. Pour ce faire, la marque chinoise a misé sur une plateforme entièrement réinventée, intégrant ses dernières technologies développées en interne, avec pour objectif de convaincre une clientèle mondiale aux attentes particulièrement élevées.
Une puissance de feu et un millier de kilomètres en autonomie
Choisie par la communauté des fans de la marque via un vote participatif, la Great Han ne cache pas ses ambitions dimensionnelles. Avec une longueur avoisinant les 5,30 mètres et un empattement dépassant allègrement les 3,10 mètres, cette imposante berline se positionne directement dans la même cour que les versions longues de la Mercedes Classe S ou de l’Audi A8. Mais c’est dans son soubassement que se dissimule la véritable pièce maîtresse du dispositif : la deuxième mouture de la fameuse Blade Battery, la technologie de stockage d’énergie signature de BYD. Les équipes d’ingénierie ont profondément revu ce pack, en portant la densité énergétique à environ 210 Wh/kg au niveau cellulaire, ce qui permet d’embarquer davantage d’énergie sans pour autant augmenter le volume occupé.
Résultat : la version propulsion annonce une autonomie record de 1 008 kilomètres avec un seul chargement, quand la déclinaison à transmission intégrale propose un très généreux rayon d’action de 880 kilomètres. Pour les conducteurs encore réticents à l’idée de passer au tout électrique, des versions hybrides rechargeables seront également proposées au catalogue. Côté recharge, la Great Han joue également dans une autre dimension. Grâce à une architecture électrique de nouvelle génération couplée à un système de refroidissement direct des cellules, le véhicule supporte des puissances exceptionnelles. En pratique, cela se traduit par une remontée de 10 % à 70 % de la batterie en cinq minutes seulement, et une charge quasi complète à 97 % en moins de neuf minutes. Mieux encore, même lorsque le thermomètre descend jusqu’à -30°C, la gestion thermique du système garantit des performances de recharge maintenues à un niveau élevé.
Un habitacle futuriste aux allures de salon privé
Sur le plan stylistique, la Great Han décline avec une grande cohérence le vocabulaire esthétique propre à BYD, baptisé « Dragon Face ». La silhouette fastback très profilée, la signature lumineuse qui court en bandeau à l’avant et la poupe épurée donnent à l’ensemble une allure à la fois élancée et tranchante. Sur le pavillon, un renflement caractéristique signale la présence d’un capteur LiDAR intégré, qui coopère avec le système d’aide à la conduite baptisé « God’s Eye 5.0 ». Cette suite logicielle, alimentée par des modèles d’intelligence artificielle avancés, ouvre la voie à un degré d’autonomie de conduite particulièrement poussé.
À l’intérieur, l’atmosphère rappelle immédiatement celle du SUV Great Tang, récemment dévoilé par la marque. L’habitacle mise sur une architecture minimaliste, avec des matériaux soigneusement sélectionnés et un vaste écran central suspendu, véritable élément identitaire de l’espace de vie BYD. Le sélecteur de transmission a été déplacé sur la colonne de direction, libérant ainsi la console centrale au profit de rangements dissimulés et de plusieurs zones de recharge sans fil par induction. La véritable surprise technique se situe toutefois du côté du châssis. Pour faciliter les manœuvres d’une telle longueur en milieu urbain, la berline bénéficie de roues arrière directrices et du système de contrôle dynamique intelligent Yunni. Cette technologie de suspension active, habituellement réservée aux modèles les plus exclusifs des grandes maisons de luxe, promet une tenue en courbe exemplaire tout en filtrant efficacement les aspérités de la route. Attendue dans les concessions dès le troisième trimestre de cette année, la Great Han envoie un message fort : la Chine ne se contente plus d’observer le marché mondial depuis les coulisses, elle entend désormais en écrire les règles.













