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Tesla et Chine dominent le marché électrique mondial, l’Europe distancée

Les statistiques du premier semestre 2026 viennent confirmer une réalité qui n’étonne plus grand monde dans le secteur automobile : la suprématie sur le marché mondial des véhicules électrifiés appartient sans conteste aux constructeurs venus de Chine. D’après les données recueillies par le site spécialisé CleanTechnica, on ne trouve absolument aucune référence européenne parmi les vingt modèles les plus vendus à l’échelle planétaire sur la période allant de janvier à juin.
Tesla domine, mais la Chine talonne de très près
Pour l’heure, la Model Y de Tesla conserve son statut de véhicule électrique le plus commercialisé dans le monde, avec un volume dépassant légèrement les 576 000 unités écoulées durant les six premiers mois de l’année. En maintenant cette cadence, le modèle pourrait dépasser la barre symbolique du million d’exemplaires vendus sur l’année complète. Ce pronostic mérite toutefois d’être pris avec prudence, la seconde partie de l’année étant souvent porteuse de rebondissements. Juste derrière, on retrouve la Model 3, mais avec un écart conséquent puisqu’elle plafonne autour de 233 000 immatriculations.
Cependant, dès que l’on descend dans le classement, la physionomie devient entièrement chinoise. BYD, Geely et Xiaomi truffent les quinze rangs suivants avec des appellations encore peu connues du grand public européen, à l’image de la Song, de la Seal U, de la Xinguan ou encore de la Seagull. Ce n’est qu’en dix-huitième position que l’on croise enfin une marque japonaise, avec le Toyota bZ4X, crédité d’environ 74 000 unités vendues. Une présence qui relève davantage du symbole que d’une véritable capacité à rivaliser.
Il convient de préciser que ce classement additionne les ventes de modèles 100 % électriques et celles d’hybrides rechargeables, ce qui fait grimper artificiellement certains totaux. C’est notamment le cas du FCB Tai 7, un modèle appartenant au groupe BYD, dont le succès s’explique surtout par ses résultats en version PHEV. Néanmoins, dans la mesure où les électriques purs constituent l’essentiel des volumes globaux, cette nuance ne change pas fondamentalement l’ordre général établi.
Au niveau des marques, l’Europe limite un peu la casse
En observant le classement établi par marque plutôt que par modèle, le tableau se révèle légèrement plus favorable aux constructeurs occidentaux. BYD écrase la concurrence avec près de 1,6 million de véhicules électrifiés commercialisés, Tesla suivant avec un peu plus de 836 000 unités. Geely et Leapmotor viennent compléter ce trio de tête entièrement chinois. Volkswagen réussit malgré tout à décrocher la cinquième place du classement, BMW se positionnant juste après en sixième position.
On retrouve également Mercedes et Audi dans les vingt premières marques mondiales, ce qui démontre que l’industrie automobile allemande n’a pas totalement disparu de la carte, bien qu’elle occupe désormais un rôle nettement plus modeste qu’auparavant.
Un pari manqué pour le Vieux Continent
L’élément le plus parlant demeure sans doute le classement établi par groupe industriel : BYD Group s’accapare 19,2 % de l’ensemble des ventes mondiales de véhicules électrifiés, Geely en revendique 9,9 % et Tesla 8,9 %. Quant au groupe Volkswagen, meilleur représentant européen dans ce classement, il ne dépasse pas les 7,3 % de parts de marché. Un score d’autant plus frustrant que l’Allemagne s’était fixée, à la fin des années 2000, l’objectif ambitieux de devenir le marché de référence et le premier fournisseur mondial en matière de mobilité électrique dès 2020. Six années après cette échéance manquée, c’est bel et bien la Chine qui a endossé ce rôle, sans aucun partage.
Quant à Toyota, pourtant premier constructeur mondial toutes énergies confondues, il ne parvient même pas à se glisser dans ce top 5 des groupes les plus performants en matière d’électrification. La marque nippone a en effet longtemps privilégié l’hybridation traditionnelle plutôt que de miser franchement sur le tout électrique ou l’hybride rechargeable. Un constat qui illustre parfaitement le fait que la taille d’un groupe automobile ne suffit pas à garantir sa réussite lorsqu’un virage technologique majeur est mal anticipé.












